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Histoire du Maroc : hsitoire contemporaine du Maroc |
Le protectorat français Le 30 mars 1912, le sultan reconnaît le protectorat français. L’Espagne obtient pour sa part le contrôle de la région du Rif et de l’enclave d’Ifni. Contre ce nouvel état de fait, des émeutes éclatent en différents points du pays. Moulay Hafiz abdique en faveur de son frère Moulay Youssef, et la pacification du pays débute sous la conduite du général Lyautey. Marrakech est occupée en septembre 1912, et Agadir l’année suivante. Jusqu’en 1925, Lyautey, nommé résident général, s’efforce de mener une politique respectueuse envers les habitants du Maroc, pays qu’il s’attache à valoriser en développant ses infrastructures (routes, voies ferrées, ports). (Info Encarta) Mais le Rif est ébranlé, de 1921 à 1926, par la révolte d’Abd el-Krim. La longue guerre du Rif ne peut être matée que par une alliance militaire franco-espagnole dirigée par le maréchal Pétain, à la tête d’une force de près de 100 000 hommes ; le Haut-Atlas n’est soumis officiellement qu’en 1934. La vallée du Draa et les oasis du sud restent encore longtemps en état de dissidence larvée : on estime qu’entre 1921 et 1934 la conquête du Maroc coûte la vie de 27 000 hommes à la France (métropolitains et troupes africaines).En 1930, la France, qui souhaite mettre en place une administration plus directe, à l’image de celle qui existe en Algérie, tente de désarmer les Berbères en publiant le « dahir berbère », manifeste qui reconnaît leur spécificité (langue, lois coutumières) par rapport à l’administration arabe. Ce texte entraîne la première réaction nationaliste des milieux arabisés, qui accusent la France de vouloir diviser le pays pour mieux asseoir son autorité. C’est d’ailleurs à la même époque que se constitue le Comité d’action marocaine, le premier parti politique réclamant la fin de l’administration directe. (Info Encarta). L'indépendance La défaite française de 1940 renforce les espoirs des nationalistes. La figure principale du nationalisme marocain, Allal al-Fasi, va donner ses fondements idéologiques au parti de l’Indépendance, l’Istiqlal, branche dissidente du Comité d’action marocaine, fondé en 1943 avec Ahmed Balafrej. Un an auparavant, en novembre 1942, les troupes américaines ont débarqué au Maroc ; le pays devient alors une base stratégique pour les Alliés jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et les troupes marocaines, intégrées à l’armée française, participent aux opérations de la fin du conflit (campagnes d’Italie, de France, d’Allemagne).
À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la poussée nationaliste se fait plus pressante. Le sultan Mohammed Ben Youssef profite de la célébration du vingt-cinquième anniversaire de son accession au trône pour revendiquer l’indépendance du Maroc. Il manifeste sa volonté de résistance en refusant de signer un certain nombre de dahirs (textes de loi) alors que le poids de l’administration, placée sous l’autorité du général Juin, se fait de plus en plus sentir. Les autorités françaises, en accord avec Hadj Thami el Glaoui, beau-frère du sultan et pacha de Marrakech, considéré comme l’un des plus puissants « féodaux » de l’époque, organisent, à l’issue d’un complot fomenté à Marrakech, un semblant de rébellion qui conduit à la destitution du sultan en août 1953. Celui-ci, exilé, est remplacé à ce poste par une personnalité sans relief et âgée, Ibn Arafa. L’activisme nationaliste des « autorités » en place se double alors de celui de nouvelles formations, au premier rang desquelles l’Istiqlal. Cependant, la France, qui est engagée dans la guerre d’Algérie, doit également faire face à la révolte nationaliste en Tunisie et sort à peine de la guerre en Indochine. Elle décide alors de s’orienter vers une solution politique : le sultan, dont l’exil n’a fait que conforter la légitimité et grandir le prestige international, est rappelé au Maroc. Revenu dans son pays, il est reçu et acclamé par une foule de plus d’un million et demi de personnes. Le gouvernement d’Edgar Faure négocie les modalités de la déclaration de La-Celle-Saint-Cloud (novembre 1955), qui débouche sur l’indépendance du pays le 3 mars 1956 ; Madrid reconnaît celle du Maroc espagnol le 7 avril ; Ceuta, Melilla et Ifni demeurent cependant des enclaves espagnoles. Le statut international de Tanger, institué en 1923, est aboli le 21 octobre. En août 1957, le sultan, jouissant d’une immense popularité, est proclamé roi du Maroc, sous le nom de Mohammed V. (Info Encarta)
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