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Infos sur le Maroc: histoire du Royaume du Maroc |
Les origines du Maroc La conquête de Carthage par l’Empire romain au IIe siècle av. J.-C. assure aux Romains la domination de tout le littoral africain baigné par la Méditerranée jusqu’au détroit de Gibraltar. De cette époque date pratiquement le partage territorial du Maghreb entre ce qui, plus tard, allait devenir le Maroc et l’Algérie. Les Romains s’allient avec Bocchus, le roi berbère qui règne sur toute la région à l’ouest de la Moulouya, pour briser la résistance de son gendre Jugurtha, qui domine l’Algérie. Jugurtha est vaincu définitivement en 105 av. J.-C. Durant la période romaine, la région est mise en valeur : des routes sont construites, des villes, telle Volubilis, sont fondées. L’agriculture se développe, tandis que le commerce prospère. (Info Encarta)
Les invasions arabes La véritable conquête commence une vingtaine d’années plus tard, entre 705 et 707, sous la direction de Musa ibn Nuşayr qui sait habilement jouer des clivages entre tribus berbères. Prônant l’égalité entre tous les croyants, les tenants de la nouvelle religion manquent de cadres administratifs ; ils les trouvent souvent chez les « mawalis » (affranchis, clients), lettrés chrétiens et juifs autochtones, des Berbères pratiquant le judaïsme, dont beaucoup finissent par se convertir, échappant ainsi à l’imposition qui touche les « dhimmis » — les gens du Livre, chrétiens et juifs, protégés par l’islam, mais soumis à des taxes pour compenser l’interdiction qui leur était faite de porter les armes. L’implantation arabe est cependant longue et difficile. Plusieurs dynasties musulmanes, se référant pour des raisons religieuses et de prestige à une origine arabe, règnent alors sur le pays. Pourtant, la résistance à l’islamisation et à la domination arabe est vive dans certaines régions berbères. Elle prend notamment la forme du kharijisme, un mouvement musulman contestataire et égalitaire s’appuyant sur une stricte lecture du Coran et récusant le mode de succession du califat, qui privilégie l’appartenance à la lignée du Prophète ou à celle des premiers compagnons (Ansars). En 742, une révolte ébranle les montagnes marocaines. Dans le Tafilalet (région actuelle d’Erfoud, dans le Sud-Est), un royaume kharijite subsiste longtemps avec pour capitale Sijilmassa, comptoir commercial au croisement des routes d’échanges entre les empires de l’Afrique noire — Ghana puis Mali — et le monde musulman. En 788, Idris Ier, descendant d’Ali, gendre du Prophète, qui a fui l’Arabie, fonde la dynastie des Idrissides. C’est de cette époque que date la fondation de la ville de Fès, qui devient un important centre religieux et intellectuel sous le règne d’Idris II. À sa mort en 828, le royaume idrisside entre dans une période de déclin. Alors que l’Est subit les raids des nomades, les Fatimides chiites d’Égypte et les Omeyades de Cordoue, profitant des divisions internes qui affaiblissent la dynastie, rivalisent pour étendre leur domination sur le Maroc. Les Fatimides portent le coup fatal à la dynastie idrisside en 917 ; le redressement se produit depuis le Sahara. Source Encarta |